4 novembre 2026

Un parcours d’études payant

Une formule simple en Robotique industrielle pour outiller les travailleurs et favoriser la croissance des entreprises

Philippe Milot-Rousseau, électromécanicien chez Boltech industrie, avait le goût d’entreprendre le programme Robotique industrielle offert au Cégep de Lévis. En se renseignant, il a découvert qu’il pouvait intégrer un parcours travail-études avec l’appui de son employeur. Il en a parlé à son gestionnaire, qui a accepté de le soutenir. Ni une ni deux, il s’est inscrit et le voici maintenant à mi-chemin de son parcours.

Une formule gagnante pour l’employé et l’employeur

Le parcours travail-études en Robotique industrielle est né d’un partenariat entre le Cégep de Lévis et la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Lévis. Le financement, accordé par la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), permet aux entreprises admissibles de rémunérer leur personnel pendant les heures de cours, jusqu’à concurrence de 30 $ l’heure.

Boltech Industrie, située à Saint-Anselme, en Chaudière-Appalaches, se spécialise dans la conception et la fabrication de panneaux de contrôle connectés et dans l’automatisation de machines industrielles. Philippe y travaille à temps plein : il assemble des panneaux de contrôle pour des machines le jour et il suit ses cours de robotique en présence trois soirs par semaine. C’est exigeant, car il doit bien sûr étudier pour ses évaluations et consacrer du temps à des travaux, mais la rémunération de ses heures de cours représente une source de motivation. 

Impact sur le travail

« Ce que je vois en classe, ça me permet de mieux comprendre les panneaux de contrôle que j’assemble », dit Philippe. Ses cours de robotique ont donc pour effet de rendre son travail plus intéressant.

Avec son diplôme en Robotique industrielle, il sait qu’il peut augmenter sa contribution au sein de l’entreprise. 

« C’est une formation qui ouvre bien des portes autant pour aider des ingénieurs à concevoir des robots que pour installer des robots chez des clients. Si jamais je me concentre uniquement sur ça, la robotique, je pourrais être appelé à voyager. Des clients, il y en a aux États-Unis, en Europe, il y en a partout. »

Pour être à jour et suivre ses passions

Philippe détient un baccalauréat en administration, concentration technologies de l’information, et une maîtrise en développement organisationnel. Il a travaillé pendant plus de sept ans en informatique et en ressources humaines avant d’entreprendre une formation professionnelle en électromécanique au CFP de Lévis, voulant orienter sa carrière vers un métier manuel. Durant sa formation, il s’est découvert un intérêt pour la maintenance et la résolution de pannes en industrie, mais aussi pour la programmation d’automates.

Son parcours n’est pas nécessairement atypique, car les jeunes ne suivent plus nécessairement un parcours linéaire.

« Ce n’est plus primaire, secondaire, cégep, université, puis on reste sur le marché du travail et on ne va plus jamais à l’école », renchérit-il. Certains quittent l’école et y reviennent. D’autres, comme lui, changent d’orientation. « C’est comme ça comme qu’on mène notre vie aujourd’hui », conclut-il.

Philippe Milot-Rousseau au Cégep de Lévis.

Le prochain groupe commence bientôt

Vous pourriez être admissible, même si votre entreprise est située à l’extérieur de Lévis et de la région Chaudière-Appalaches.