24 novembre 2022

Du Cégep de Lévis au Nunavut

Sa formation technique en chimie a mené Karen Morin à travailler pour une mine d’or au Nunavut

Karen était loin de se douter que son parcours la mènerait si loin lorsqu’elle a entamé le programme Techniques de génie chimique (devenu aujourd’hui Techniques de procédés industriels). Sa technique a été un tremplin pour sa carrière, mais aussi une solide préparation pour ses études universitaires. « On nous a entre autres enseigné le travail en équipe, comment rédiger un rapport, la préparation des laboratoires avant les manipulations et ces connaissances m’ont toujours servies lors de mes divers emplois ».

Il faut évidemment aimer la chimie pour envisager une telle carrière. Mais il faut aussi faire preuve de débrouillardise, de curiosité, être autodidacte, aimer relever les défis et désirer améliorer constamment les pratiques en place.

« J’ai adoré le programme et je le referais sans hésiter aujourd’hui, surtout avec les nouveaux équipements! ». Son diplôme en poche en 2008, elle s’est jointe à l’équipe de l’entreprise Alcoa, mais dans un domaine qui lui était méconnu : l’hygiène industrielle. Karen a suivi la formation que l’entreprise proposait et c’était le début grande aventure.

Une nouvelle spécialisation

Il n’en fallait pas plus à Karen pour se décider à se spécialiser dans ce domaine. Quelques mois après la fin de son premier contrat chez Alcoa, une entreprise d’ingénierie de Winnipeg l’engageait. Ses tâches consistaient à déceler les traces d’amiante et de moisissures dans des édifices. Puis, pendant la crise de la grippe H1N1, elle s’est jointe à l’équipe de GlaxoSmithKline avant de revenir chez Alcoa à Deschambault.

En 2012, elle a entrepris la plus longue expérience de sa carrière et celle qui l’a menée le plus loin. Elle a accepté un poste d’hygiéniste pour une mine d’or au Nunavut. « Je partais pour une durée de 14 jours et je revenais ensuite chez moi pour 14 jours. Ces jours de congés me laissaient du temps pour agir à titre de consultante externe pour Alcoa ». Elle a fait la navette pendant neuf ans, d’un bout à l’autre du pays.

Karen Morin

De retour à Deschambault

Aujourd’hui, Karen occupe un poste d’hygiéniste industrielle, toujours pour Alcoa. Elle veillera au cours des prochaines années à l’amélioration des conditions de travail des employés afin de prévenir les maladies professionnelles. Karen analysera les procédés en place, prendra diverses mesures (air, eau, bruit, rayonnement, champ magnétique, etc.) pour ensuite proposer des solutions selon les résultats obtenus.

En apprendre toujours plus

Cette diplômée a une grande soif d’apprendre. En 2010, elle s’est inscrite au certificat en santé et sécurité à l’université. Puis, en 2018, elle a entrepris un diplôme d’études supérieures spécialisées de 2cycle en gestion globale de la santé au travail à l’Université de Sherbrooke. Elle a obtenu son diplôme en mai 2021, ce dont elle est très fière.

« Je n’avais pas besoin d’aller chercher
cette formation supplémentaire pour exercer mon métier
d’hygiéniste industrielle. Je désirais surtout me donner les outils pour poursuivre ma carrière en gestion. »