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23 avril 2021

Une polyglotte raconte son parcours collégial

Justine Coutu était-elle trilingue lorsqu’elle a obtenu son double DEC en Sciences de la nature et Langues? « Oui, vraiment! » dit-elle, sans hésitation.

Après ses trois années au cégep, Justine a toujours continué de pratiquer « pour ne rien perdre », précise-t-elle. Aujourd’hui, elle maîtrise l’anglais et l’espagnol, en plus d’avoir une très bonne connaissance de l’allemand et quelques notions d’italien.

La jeune femme termine actuellement son baccalauréat intégré en affaires publiques et relations internationales à l’Université Laval. Elle a aussi réalisé un microprogramme en langue allemande pour parfaire sa connaissance de cette langue. L’automne dernier, elle avait planifié une session d’études en Allemagne, mais la pandémie a contrecarré son plan. N’étant pas du genre à rester les bras croisés, elle a offert ses services à son ancien cégep pour animer les ateliers d’espagnol du programme de Langues. Son offre tombait à point nommé, car le poste était vacant et difficile à combler dans le contexte. Les personnes engagées pour ce travail viennent généralement du Mexique ou d’autres pays d’Amérique latine.

C’est ainsi que Justine a repris la route du Cégep de Lévis. « Pour moi, c’était super de pouvoir recommencer à parler espagnol tout le temps. » Satisfaite de la tournure des événements, elle a accepté de nous parler de son cheminement scolaire.

 
Lorsqu’elle était à Séville, Justine a fait une petite excursion au Maroc.

Comment a-t-elle choisi son programme et son cégep?

Le choix de l’établissement n’a pas été bien difficile. Ses parents habitent à dix minutes d’autobus du Cégep de Lévis! « C’était vraiment idéal. Je n’avais pas envie de m’en aller à Québec », dit-elle.

Au secondaire, Justine a étudié à l’école Pointe-Lévy au programme d’éducation intermédiaire (PÉI) du Baccalauréat International. Au moment de faire sa demande d’admission au cégep, elle se questionnait beaucoup : « Les Sciences de la nature, ça m’ouvrait des portes pour faire tout ce que je veux à l’université. » Cependant, elle aimait aussi les langues et elle pensait que devenir trilingue lui serait utile dans la vie. « Moi, j’aime voyager et être capable de parler l’espagnol, l’allemand et mieux l’anglais, je savais que ce n’était pas perdu, peu importe ce que j’allais choisir de faire », ajoute-t-elle.

Elle a fini par s’inscrire au double DEC en Sciences de la nature et Langues, un programme de trois ans au cégep, qui lui permettrait de décrocher deux diplômes. « Moi, j’aimais ça que ce soit trois ans parce que ça me donnait un an de plus pour décider ce que j’allais faire à l’université. Au cégep, j’ai participé au voyage en Espagne, à l’échange en Allemagne et à la session à Séville aussi. C’était un super trois ans! », explique Justine.

Multiplier les occasions de pratiquer

Les ateliers d’espagnol et d’allemand font partie de la formation en Langues et des points sont attribués pour la participation, qui n’est cependant pas obligatoire. Il y a un atelier par semaine, qui dure 25 minutes. Les étudiants se retrouvent alors en petit groupe de quatre ou cinq dans une ambiance décontractée pour discuter et faire des exercices.

Selon Justine, il vaut vraiment la peine de participer aux ateliers et aussi aux activités parascolaires pour apprendre et pour passer du bon temps au cégep. Elle se souvient, entre autres, du café latino, organisé par les finissants du programme. « En trois ans, je me suis vraiment fait de bons amis, j’ai vécu de belles expériences, mes cours étaient super motivants », résume-t-elle.

Voyager pour apprendre

Il va sans dire que les séjours d’immersion à l’international ont été un point fort de ses années au cégep. L’échange en Allemagne lui a permis de vivre dans une famille avec qui elle garde toujours le contact. Elle a aussi effectué un séjour culturel de trois semaines en Espagne, lui donnant l’occasion de visiter les principales villes et attraits du pays. Puis elle est retournée dans ce pays, dans la ville de Séville, pour y étudier une session complète avec deux de ses amies.

À Séville, elle a suivi un cours d’écologie, un cours d’anglais portant sur l’histoire de l’Espagne à travers le cinéma et un cours de cuisine en espagnol, une expérience culturelle passionnante. « On cuisinait différents plats chaque semaine, selon des thèmes. », raconte-t-elle. Plutôt que de continuer les cours d’allemand, dont le niveau était plus ou moins adapté au sien, elle s’est inscrite à un cours d’introduction à l’italien, dont elle garde des notions de base.

 

Quels sont ses plans d’études et de carrière?

Justine termine actuellement son baccalauréat intégré en affaires publiques et relations internationales. Sa formation, résume-t-elle, « c’est de l’économie, de la politique et du droit ». Cet automne, elle entreprend le programme de maîtrise en études internationales — développement international. Abonnée à plusieurs infolettres, elle a vu une offre d’emploi au Bureau international des droits des enfants, à Montréal : « Présentement, ce serait mon rêve de travailler pour cette organisation. »

À suivre!